|
Ca se raconte pas, c’est pas du cinéma En Algérie, il y a peu de temps de cela Quand ils t’ont prise près de Touggouri Et t’ont soumise à des sévices maudits
Tu travaillais pour la communauté Tu te voulais solidaire, engagée C’est que tu croyais que la pauvreté N’était pas que de la fatalité
Et sans tchador tu osais t’affirmer Pour que tes soeurs puissent enfin espérer Que leurs “demain” seraient de liberté Aux intégristes, tu osais résister
Yamina, Qui étaient-ils ceux qui t’ont torturée Yamina, Tout ce mépris que tu as enduré Yamina, Et toutes tes soeurs ont été poignardées Yamina, C’est impossible, impossible d’oublier
Pour toutes ces femmes ainsi condamnées Assassinées, étranglées ou souillées Au nom de Dieu, dites-moi quelle vérité Pardonnera à ces atrocités?
Et qui sont-ils ces hommes les commettent Ont-ils des mères, sont-ils de la planète? Sont-ils vos frères, sont-ils là qui vous guettent Ces tortionnaires avec leurs baïonnettes?
Ca se raconte pas, c’est pas du cinéma Ca se dénonce, ça se crie, ça s’injure Tant c’est immonde que je vous le jure L’humanité a quelque chose d’obscur
Yamina, Qui étaient-ils ceux qui t’ont torturée Yamina, Tu portes le flambeau de la liberté Yamina, Et aujourd’hui je suis à tes côtés Yamina, Pour les crier ces inhumanités
|