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Flottent encore près de moi, tes odeurs, ton parfum Même si depuis longtemps notre amour défunt A éloigné de moi la mémoire enivrante De tes baisers fougueux sur ma peau haletante
J'ai tes profondes morsures sur mon corps tatouées Et l'ivresse de mon ventre quand ton souffle exalté S= approchait en puissance de ma suave nichée Et mourrait d'impatience aux portes de ma cité
Ne connaît plus de jours ni de nuits enflammés Et j'ai beau tenter vainement de me soûler Je ne saurais comment recréer ces étés Où nous étions tous deux, l'un de l'autre envoûtés Je t'offrirais encore toutes mes courbes et mes mers Comme de vastes territoires où tu laisserais paître Tes bêtes de terroir, tes écumes, tes peut-être Et tous ces monstres étranges qui peuplent tes univers
Je deviendrais ce jazz qui hante tes désirs Je serais de ces cuivres la plainte langoureuse Qui traîne ses yeux ivres et ses larmes strip-teaseuses A l'antre du navire où naissent tes plaisirs
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