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Un jeune s'est enlevé la vie dans le métro A midi bien sonné, s'est jeté cet oiseau En perturbant d'emblée, les gens qui en troupeaux Ont dû retarder l'arrivée au bureau
Une éléphante esseulée dans un zoo au Koweit Fut si déprimée qu'elle choisit la défaite On lui a soutiré son fidèle compagnon Et manquant de baisers, est morte à sa façon
Ainsi va des poulets dans les clos d'infortune Qu'ont érigé les valets de la chair-fortune Dans une cage si réduite, la torture qu'on leur fait A des antisémites le même genre d'apprêts
Si nous regardions le lot de nos absences Et comment se berce notre chère indolence Si peut-être nous osions un peu l'impatience Et que nous dénoncions de l'humain son errance
Nous aurions devant nous de beaux adolescents A l’abri du mal d’être et son geste violent Mais les futurs époux de nos rêves élégants Meurent dans le lit de nos excès conscients
La vague perversité de nos ombres rebelles Que nous gardons cachées au fond de nos ruelles A tôt fait de séduire celui qui n’a plus d’ailes Et de l’emprisonner au fond de sa poubelle
Et l'action non posée, nos paresses diurnes De nos âmes blessées, l'insurrection aucune Le passage des années qui forme des lagunes Des marais putréfiés sur nos âmes taciturnes
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