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Ces murs qui s’érigent en plein solstice d’hiver Ce froid qui m’isole tout au nord de la terre Cette nuit sans relâche, elle pleure bien amère Sur mon humaine tache, voilà qu’elle vocifère
Et rêver le soleil et tenter la lumière Et tanguer d’espoir bien que je désespère Alors impunément je crache sur mes frères Tant je maudis le sang qui me fait tout de chair
Encore combien de temps ma souffrance lasse Errera d’épuisement sur les marées basses Je le veux, je le sais dans le jour qui passe Ce fragment de bonheur qui toujours me dépasse
M’insinue que je suis de riches potentiels Alors qu’il est petit mon être dans le ciel Et il vibre en sursis comme la faible étincelle D’un papillon transis qui encore bat des ailes
Mon âme est étranglée dans son humanité Une planète exilée dont l’orbite est tronquée Que puis-je encore aujourd’hui espérer Tant j’ai froid que la mort dort à mes côtés
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