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Nous portons le pêché en fardeau sur les hanches Un mal dévorant, pour une faute non commise Depuis les commencements, nos corps penchent et le traînent sans douter qu’il y a méprise
Il est un gris cruel qui brise en parcelle Les milliers d’étincelles de ceux et de celles Qui n’ont d’humains que le nom sans le fond Tant leur âme est conquise qu’elle s’appelle illusion
Il est une langue maudite, un verbe désabusé Qui erre sur les tempes de nos brebis dociles Sa syllabe est subtile, elle formule une pensée Qui pense l’inutile, et soumet l’imbécile
Sont-ils nés les loups blancs près de l’arbre millénaire Ont-ils réveillés leurs dragons mercenaires Et ce jour tortionnaire, a-t-il fini de pondre Pour que des hommes, l’âme triste et vagabonde Cesse de pourrir putride dans la victime défaite Des non-lieux parricides de la peur muette Qu’enfin elle se débride de la queue qui la tète Et qu’elle élucide qui choisit l’épithète
Qui sont ces sulfamides ayant tout de la bête La grisaille acide, le pouvoir alphabète? Un subtil génocide, ils s’octroient la planète Et leurs voeux sont perfides, vides et obsolètes
De Lucifer l’archange est née la liberté Quand de sa chute une plume de son aile blessée Est tombée dans le champ et le vent de l’été Et s’est mise à jouer des notes orangées
Où se terrent nos aigles, nos fauves protecteurs Le maïs et le seigle les acclament vainqueurs Et même si aujourd’hui, ils ne sont que rumeurs Ils naîtront de l’épi, un bon nombre, plusieurs
Où se cachent les druides, encore s’ils se souviennent Que c’est une race hybride qui naîtra de la chienne Si leur pouvoir lucide ne reprend pas fonction Et que libre, il préside à la révolution
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