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Toi ma blanche colombe qui fleurit dans mon flanc Comme un ange qui tombe bien trop pur et trop blanc Sur ma falaise abrupte, sur mon corps continent Te voilà qui culbute, je n’ai pas eu le temps
Toi mon flocon de neige, toi mon petit soleil J’entends de tes arpèges résonner dans le ciel Pour glisser sur ma rive, t’as joué de ma lyre Te voilà qui arrive, mais je ne t’ai pas vu venir
Toi le printemps demain, moi je suis à l’automne Et mon homme incertain, je le vois qui frissonne Le monde est bien malin, on prend, on donne rien On n’assume pas la main, on n’ose pas le chemin
Tu n’auras pas de père pour t’ouvrir ses deux bras Mon petit corps de chair qui veut grandir en moi Allez retourne-toi, et rentre donc chez toi Tu ne vois pas qu’ici bas, on lutte et on se bat
Toi mon être en puissance, dans un grain de semence Que de nos délinquances, j’empêche à l’existence Tu reviendras un jour, tu reviendras, dis-moi Promets-moi que l’amour un jour nous saluera
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