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T’es allé te ruiner sur les parois d’une autre Et elle t’a pas donné ce qu’elle te promettait De ses tendres nuités, tu te faisais l’apôtre Tu voulais vérifier à quel point tu l’aimais
C’est ainsi que tu as, loin de moi, murmuré Que tu ne reviendrais pas sans l’avoir abordée Tu disais que l’amour a pour nom liberté Et comme le soleil, il n’a qu’à rayonner
Et ce jour là, tu sais, j’ai tout laissé tombé Et mes fidélités, je les ai désertées Puis j’ai laissé le vent qui sommeillait passer Oser me caresser et soulever mes marées
Et le vent est devenu mon plus fidèle amant Et tu reviens maintenant plus bredouille qu’avant Dans le lit de l’amante, il n’y avait que poussière Et ma très longue attente n’est plus qu’une chimère
Plus fidèle à toi-même, mais plus seul qu’hier Et ta belle rengaine a quelque chose d’amer Tu disais que l’amour a pour nom liberté Et comme le soleil, il n’a qu’à rayonner
Mais ce qu’on prend le temps, et l’effort d’apprécier Fleurit comme la rose quand on sait l’arroser Et ce que l’on dispose sans vraiment s’attarder Très vite s’indispose et ne saurait durer
Je te dis que l’amour n’a de la liberté Que le choix que l’on fait quand on veut s’y mouiller Et il porte les chaînes d’un navire bien ancré Et pire toutes les haines des espoirs naufragés
Mais il est plus qu’un port et plus qu’une saison Une halte, un renfort et même un horizon Il devient château-fort, de la vie la raison Et efface nos torts quand il est de pardon
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