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Blaise Pascal, mathématicien, physicien, philosophe et écrivain est né en France en 1623. Son père était un érudit et sa mère, une femme de grande bonté. Elle recevait chez elle de pauvres gens afin de les nourrir ou les réchauffer. Parmi ces pauvres gens se trouvait une femme de mauvaise réputation. Le bruit courrait qu’il s’agissait d’une sorcière.
À un an, Blaise se porte mal. Il a des réactions très étranges. Il ne peut supporter de voir de l’eau, ni de voir ses parents ensemble. Il hurle, il se débat, il suffoque, il étouffe.
Les ragots vont bon train et on accuse la sorcière d’être à l’origine du mal dont souffre Blaise. Ses parents n’y prêtent pas attention mais le petit ne se porte pas mieux. Un jour, Étienne Pascal, le père de Blaise, n’en pouvant plus, menace de pendre la sorcière si elle n’avoue pas son méfait. Celle-ci se jette à ses pieds et avoue son crime. Elle a effectivement jeté un mauvais sort à l’enfant par vengeance. Il mourra.
La sorcière, fautive, inquiète de mourir, propose de transférer le mauvais sort sur un animal. M. Pascal, malgré sa haute position sociale, il est physicien, mathématicien reconnu et président de la cour des Aides, à Clermont, convient avec elle d’accepter ce pacte et de l’assister au transfert de l’envoûtement. La sorcière a besoin d’un chat et il faut qu’un enfant de moins de sept ans aille cueillir, avant le lever du soleil, neuf feuilles de trois sortes d’herbes.
A sept heures du matin, la sorcière apporte un cataplasme fait de ces herbes. La nourrice les place sur l’enfant. A midi, Blaise est mort. M. Pascal gifle la sorcière. Celle-ci lui dit qu’il n’est pas mort, qu’il semblera mort jusqu’à minuit, mais qu’il ira mieux ensuite. Blaise est froid, il n’a plus de souffle, ni de pouls. Les parents, en larmes, ont attendent de longues heures devant le corps mort de l’enfant, Vers une heure du matin, le petit se met à bailler. À six heures du matin, il ouvre les yeux. Au bout de trois semaines, il pétille de santé et ne suffoque plus à la vue de l’eau ou de ses parents ensemble.
La sorcellerie et les envoûtements étaient choses fréquentes à l’époque. Elles reprennent de la vigueur en notre fin de siècle.
Faut-il se méfier du mauvais sort?
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