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En France, en 1521, trois hommes accusés de lycanthropie sont brûlés vifs à Besançon. En 1573, Gilles Garnier, accusé de lycanthropie et ayant avoué sa faute est brûlé vif sur un bûcher. En 1578, Jacques Rollet, accusé de lycanthropie par le Parlement de Paris, est brûlé vif. En 1804, un nommé Maréchal, accusé de lycanthropie, est condamné aux galères (à cette époque, on ne brûle plus).
Mais qu’est donc la lycanthropie? Vous ne devinerez pas. Et bien, il s’agit de la faculté de se changer en loup-garou!
Cette croyance à la possibilité de se changer en loup remonte à l’antiquité et a duré plus de deux mille ans. Dans toute l’Europe, pendant des siècles, on croyait dur comme fer à cette potentielle transformation. Des milliers de cas de lycanthropie sont cités dans les chroniques anciennes. Des auteurs de renom ont même publiés des traités à ce sujet. On retrouve, entre autres, l’ouvrage de Nynauld publié en 1615 et intitulé “Folie louvière et lycaonie”, celui du sieur de Beauvoys de Chauvincourt, édité en 1599 et intitulé “Discours de la lycanthropie” ou “De la transmutation des hommes en loups” et celui de Claude Prieur de Laval intitulé “Discours de la lycanthropie”.
Ces ouvrages traitaient avec détails des mystères entourant le phénomène. Certains pensaient qu’on a affaire à des sorciers, d’autres qu’il s’agissait de cas d’ensorcellement, certains iront même jusqu’à dire que ceux qui appartenaient à cette race n’avaient pas une peau d’homme, mais une peau de loup retournée, avec des poils en-dedans!
Le cas de lycanthropie le plus intéressant est celui d’Arline de Barioux. Son procès a eu lieu en 1588, à Riom, en France. Arline de Barioux, épouse de Nicolas Barioux, vit une vie paisible et agréable dans les montagnes du Cantal. Son mari l’adore, elle est jolie et pleine de douceur et de générosité. Tous les vendredis après-midi, elle a l’habitude de quitter le logis familial pour aller nourrir les pauvres.
En fait, tous les vendredis après-midi, elle se rend à la forêt, se change en loup et dévore les enfants. Mais un vendredi du printemps 1588, Roger Griffoul, le chasseur du coin, revient bredouille de sa quête. Il voit alors surgir vers lui un énorme loup enragé. Il tire sur lui mais sans succès. Pour se défendre, il saisit son couteau de chasse. Un combat a lieu entre le loup et l’homme. Griffoul réussit à couper la patte droite du loup. L’animal abandonne le combat et s’enfuit.
Peu après, Nicolas Barioux rencontre le chasseur sur la route. Il est estomaqué. Le chasseur lui montre une main de femme en lui disant : “Je me suis battu avec un loup, je lui ai coupé la patte et voilà ce que je rapporte!” Nicolas reconnaît la bague au doigt de la main sanglante. Il s’agit de la bague de sa femme.
Arline de Barioux revient chez elle en fin de journée et tente tant bien que mal de cacher sa main coupée à son époux. Mais comme celui-ci aperçoit sa blessure, il lui exige des aveux. Elle avoue tout. Oui, tous les vendredis, elle se change en loup et dévore des enfants.
Nicolas Barioux livre sa femme à la justice. Elle eut droit à un procès qui passionna les foules de l’époque. Elle fut brûlée le 12 juillet 1588 sur la grand-place de Riom.
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