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Je ne mendierai pas à ton bras de l’amour J’ai mieux à faire que ca, j’ai la caresse du jour Le printemps qui m’aborde, le vent qui me soulève Le soleil qui m’allume, la vie qui m’ensorcelle
C’est sûr que c’était bon à ton bras mon amour Mais voilà à quoi bon être la proie d’un vautour Tu veux créer des manques, des absences, des retours Tu te retires, tu te planques, tu t’éloignes, deviens sourd
Moi j’ai le diapason qui résonne sur le sol J’ai la terre en moisson, toutes mes notes en bémol Et je sais faire nuance entre le cri des sens Et ton coeur qui se balance de savoir que le mien danse
Je ne pleurerai pas à ta quête mon amour Mon chemin est une fête, tu étais un détour Un bien joli racoin, confortable et intime Mais de mon grand festin, une bouchée bien minime
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