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Shamane

Deux étrangers

C’était un soir dans une ville portuaire
À la terrasse de l’hôtel où j’étais de passage
Un soir d’été qui vous bouleverse
Une brise molle qui vous caresse
J’avais vêtu ma robe noire
Celle qu’on ose porter certain soir
Celle qui insinue les pires promesses
J’étais venue chercher l=ivresse

Et je le vois qui arrive
Il est si beau que j’dérive
Ah c’est doux

Comme je voudrais qu’il s’approche
Oui tout proche, Me courtise

Ce soir d’été, il roucoulait
Et des amants enlacés s’embrassaient
Aux balustrades, ils s’accoudaient
Des yachts mouillaient sur le port
Et lui prit place à mes côtés
D’être envoûtée avais-je tort?

Et son regard croise le mien
J’ai des frissons que j’retiens
Ah c’est doux

Et il se lève et m’invite
A rêver, A danser

Lui, comme moi, un étranger
Il avait des mains de magicien
Et un corps d’homme à vous troubler
Et plus que tout, il parlait bien
Et derrière nous, un saxophone
Languissait de désirs à la tonne

Et ses doigts tendres sur mon cou
Et son parfum plus que tout
Ah c’est doux, Oui j’avoue que c’est fou
de tanguer, oui tanguer

Il avait bien quarante ans
Le regard vif et rebelle
Cette nuit là, j’avais trente ans
Et à son bras que j’étais belle
 

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© Copyrights : M. J. C. Le roux  Tous droits réservés.          mise à jour : 4 juin 2010

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