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Je te donne et tu prends sans offrir en échange Je ne resterai pas longtemps, c'est que j'y perds au change Je n'aime pas les tourments ni les jeux de victimes Je préfère, et comment, me tourner vers les cimes
À chacun de choisir le lot de ses pensées S'enfermer, se détruire, embourber ses allées Et se gaver du pire, nourrir l'anxiété Et d'ignorance, pourrir d'idéaux infectés
Je deviens un guerrier devant le mental Lui, un cavalier allié au bas astral Qui étend ses armées à l'international Lourdement équipé d'un subtil arsenal
Il gère sa cavalerie depuis un lieu caché Et d’une vile stratégie, il cherche à dominer En nourrissant l'envie et la perversité Chez les plus affaiblis et les mal aimés
Cet ennemi savamment use de la pensée Et pénètre vicieusement dans les coeurs écartés Pour y injecter un virus affamé Porteur de douleur et d'adversité
Cet ennemi qui nous tient prisonnier Ne ressemble en rien à ce qu’on peut imaginer Il suinte dans les murs de l’esprit limité Et sa guerre est astrale, livrée par les pensées
Celles-ci voyagent plus vite que la lumière Et peuvent devenir sauvages et meurtrières Certaines brûlent au passage des peuplades entières Et déciment et ravagent comme de viles incendiaires
Quel bouclier porter devant ce mal étrange Qui nous guette, nous épie et brandit sa sentence? Qui se cache dans nos nuits, se rit de nos louanges Et paralyse nos vies de maux qui dérangent? Il faut savoir brûler d'un soleil éternel Canaliser l'archer qui au-dedans sommeille Réveiller l'initié, lui remettre l'étincelle D'un pouvoir si sacré que Dieu s'y amoncelle
Il faut se hisser par-delà les pensées Sentir l'éternité distiller l'insensé Panser les blessures de l'âme tourmentée Se défaire des souillures et des insanités
Laver son propre éther dans le bain des étoiles Nettoyer sa matière et soulever le voile Écarter les chimères des forces élémentales Et vibrer dans les sphères où l'amour est total
Arrêter de quêter, quémander dans l'ailleurs Ce qui en réalité se trouve à l'intérieur Cesser d'errer au futur antérieur Quand la clef est cachée tout au fond du coeur
Apprivoiser l'ombre de sa propre lumière Et combattre les jeux sombres des entités guerrières Devenir en grand nombre créateurs d'univers Pour que l'amour inonde les âmes d'une nouvelle ère
Et qu’à jamais meurt ce porteur du destin Qui a joué les dés sur le coeur de l’humain Ce pouvoir si gris qui par vilain stratège A tendu sur nos vies un meurtrier piège
Dans le brasier d’un immense feu cosmique Paraît le nouveau-né de notre humanité Et dans le mouvement des plaques tectoniques Ne survivront que ceux qui ont choisi d’aimer
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