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En 1978, un soir de février bien frisquet, dans une ville près du fleuve, non loin de Québec, vers 22 heures, alors que je marchais d’un pas rapide pour contrer le froid, j’ai levé les yeux au ciel.
Une aurore boréale colorée dansait dans le firmament noir. Spectaculaire! Et j’entendis alors le son de petites clochettes que j’aurais facilement associé, dans mon imaginaire, au son des cloches de Pâques. C’était impressionnant. Et le spectacle s’estompa aussi vite qu’il apparut, la musique aussi.
J’ai longtemps gardé en mémoire cet événement comme un mystère. Et j’avais beau le raconter, on m’accusait de délirer dans la fantaisie! Comme j’étais seule, je n’avais de témoin que moi-même. Dix années se sont écoulées et je suis tombée un jour sur un court article dans un magazine du Reader Digest qui citait le cas d’une femme, au Colorado, ayant vécu un événement similaire. Une aurore boréale musicale. Je n’étais plus seule. Son témoignage donnait du crédit au mien.
Grâce à l’internet, j’ai contacté des experts de la NASA, dans le but d’en savoir un peu plus à ce sujet. J’ai demandé si des études avaient déjà été faites relativement à ce genre de phénomène. À ma grande surprise, j’ai reçu une très belle réponse d’un spécialiste de la NASA en matière d’aurores boréales. Monsieur Dennis Gallagher du Space Sciences Laboratory, NASA Marshall Space Flight Center m’a répondu par le biais d’une gentille lettre dans laquelle il m’expliquait que bien qu’aucunes études n’aient été faites à ce sujet à ce jour, il était fort possible que cela se produise puisque les aurores boréales émettent des ondes électromagnétiques qui peuvent se transformer en ondes radio. Il m’a aussi dit qu’il avait déjà eu vent de témoignages similaires au mien.
Vive le Nord pour ses aurores et sa musique!
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